L'aspiration à la liberté a traversé les époques et les continents. Figure de l'impossible pour les uns, socle des sociétés premières et traditionnelles pour les autres, dans quelle mesure la gratuité, indissociable du don, pourrait-elle être un instrument de liberté et d'émancipation collective ?
Bastien Sibille, président de la plateforme de covoiturage Mobicoop, alerte sur l'exploitation des utilisateurs de la plupart des plateformes comme Uber ou Deliveroo, et leur propose un modèle de fonctionnement plus soucieux de la justice, de la démocratie et de la protection des travailleurs. Tribune.
La réalisatrice Hélène Médigue signait l'an dernier un film qui affirmait : « On a 20 ans pour changer le monde ». La multiplication de rapports accablants cette année peut laisser penser que nous avons, en réalité, encore moins de temps que cela. Pour changer le monde, il faut remonter à la racine : repenser la manière dont nous cultivons la terre. Tribune de Stéphane Brizé, réalisateur.
Plutôt que de s'enfoncer toujours plus loin dans l'impasse des high-tech, si nous faisions le choix d'être la première low-tech nation ? La France, pour peu qu'elle prenne ce virage radical et ambitieux, pourrait devenir la vitrine exemplaire de cette indispensable révolution. Philippe Bihouix* nous livre ici une réflexion à contre-courant. II a publié l'année dernière un ouvrage au Seuil intitulé Le bonheur était pour demain, les rêveries d'un ingénieur solitaire.
Les Philippins sont extrêmement sensibles à la pollution plastique ; pourtant, l'archipel est l'un des plus gros pollueurs du monde en termes de déchets plastique. Du fait du monopole de certaines grandes entreprises, il n'existe pas d'alternative. Tribune.
L'industrie de la musique classique impose aux solistes stars comme aux grands orchestres de prendre l'avion à un rythme effréné. Touchés par le "flygskam", les musiciens classiques pourraient décider de ralentir et de refuser l'avion tant que possible. Tribune.
Nous vivons un moment tout à fait inédit qui est entré en tension avec tous les grands enjeux de notre époque. Se font face une révolution technocapitaliste qui annonce une promesse de liberté et de progrès, et une réalité d'un monde sans croissance où la pauvreté augmente, où la démocratie vacille. Dès sa naissance, des contradictions irréductibles étaient inscrites au coeur du projet technocapitaliste, et elles apparaissent aujourd'hui au grand jour. Pour les dépasser, deux voies se présentent à nous : celle de l'élitisme individualisé d'un côté et celle de l'intelligence collective de l'autre.
Fruit d'une longue histoire, l'entreprise moderne est aujourd'hui dominée par le dogme de la corporate gouvernance. Face à une véritable perte de sens du travail, il s'agit aujourd'hui de lier la philosophie de l'entreprise à mission au mode d'organisation de l'entreprise libérée. Tribune.
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Hors-série — Résister aux nouveaux fascismes avec Salomé Saqué