Sur l’affiche de l’événement, une Marianne brisant ses chaînes. La promesse ? Rassembler les « forces libérales » pour porter remède au « mal français » et à « l’emprise de l’État sur nos vies ». Organisé le 24 juin 2025 au Casino de Paris, le Sommet des libertés était avant tout une grande messe des extrêmes droites. Jordan Bardella, Sarah Knafo, Marion Maréchal ou Éric Ciotti ont partagé la scène avec des journalistes des médias Bolloré, des représentants de think tanks ultralibéraux, quelques hommes d’affaires et des personnalités comme l’écrivain Alexandre Jardin.
Article et infographies issus de notre hors-série « Résister aux nouveaux fascismes », disponible en kiosque et librairie et à la commande.

Ce grand raout a connu quelques couacs et a globalement échoué dans sa tentative d’embrigadement de la droite libérale classique. Mais il était emblématique d’au moins une chose : la convergence croissante entre les deux milliardaires préférés des droites radicales françaises, Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin. Et entre leurs réseaux respectifs, qui ont affiché, pour la première fois, leur collaboration en tant que co-organisateurs de l’événement.
Les deux hommes d’affaires partagent la même foi catholique, le même souhait de voir advenir et triompher électoralement une « union des droites » alignée sur son versant extrême, et la même volonté de mettre leur fortune au service de la défense d’une civilisation chrétienne française, selon eux menacée. Dans leur parcours, dans l’origine de leur fortune et dans leur style, pourtant, tout ou presque les sépare.







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