Ouvriers, écolos, riverains : « Tout le monde avait une bonne raison de détester Green Dock »

Écrit par Léa Dang. Publié le . Modifié le .

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«Bloquer la logistique, protéger la Seine », résumait un tract du comité local du 93 des Soulèvements de la Terre pour appeler à se mobiliser en mai 2024 contre la construction de l’entrepôt logistique Green Dock. De ses 30 mètres de haut et 600 mètres de longueur, ce méga-entrepôt – qui devait être situé dans le port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) – prévoyait la rotation de 1 200 camions par jour sur une plateforme logistique multimodale de près de 92 000 m².

Après quatre ans de mobilisation, ce projet, porté par le promoteur Goodman et Haropa Port1, ne verra finalement pas le jour, car la ville de Gennevilliers a fini par refuser le permis de construire. Une des clés de la réussite de cette lutte ? Des alliances stratégiques entre différents collectifs. « On n’aurait jamais pu porter tout ça tout seuls », pointe Claire, de l’association Protection Berges de Seine, créée en réaction à la découverte du projet d’entrepôt, dès 2022.

Article issu de notre n°75 « Peut-on être en désaccord sans se haïr ? », en kiosque et librairie, et sur notre boutique.

Les riverains s’organisent en effet rapidement après qu’un habitant a alerté son voisinage de l’existence du projet, en tractant dans les boîtes aux lettres. Ils contactent d’abord les pouvoirs publics, de la mairie de Gennevilliers à l’intercommunalité Plaine Commune, puis, très vite, d’autres associations locales. « Nous vivons dans un endroit déjà saturé d’infrastructures logistiques. Pour nous, l’urgence c’était de préserver notre cadre de vie ; on ne voulait pas vivre dans un environnement encore plus pollué par les camions, avec un entrepôt comme point de vue », se rappelle cette habitante d’Épinay-sur-Seine.

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