Dans les discours de naturopathes en vue, dans certains écolieux ou mouvements New Age, les idées conspirationnistes infusent, charriant confusion idéologique et relents réactionnaires. Au point parfois de perturber les luttes et de diviser des camarades.
Convergences entre luttes écologistes et mobilisations syndicales, critique de l’idéologie du travail et des « technologies-verrou », potentialités de l’autogestion : la réflexion écosocialiste multiforme d’André Gorz (1923-2007) semble plus que jamais d’actualité. Spécialiste de son corpus, la philosophe Céline Marty lui a consacré sa thèse (L’Écologie libertaire d’André Gorz. Démocratiser le travail, libérer le temps, PUF, à paraître en avril 2025) et publie un ouvrage d’introduction à sa pensée : Découvrir Gorz (Éditions Sociales, 2025). Retour sur le parcours de ce libertaire autodidacte, journaliste engagé, en prise avec les combats de son temps, qui sont aussi les nôtres.
Chaque événement climatique extrême s’accompagne désormais d’une flopée de théories conspirationnistes qui se diffusent massivement sur les réseaux sociaux. Une étude souligne que les populations les plus exposées aux conséquences du dérèglement climatique ne deviennent pas toujours plus écolo, et peuvent même y répondre – consciemment ou non – par le déni. Socialter a choisi quatre exemples d’éco-complots qui ont circulé sur Internet.
Historien spécialiste de l’Allemagne et du nazisme, professeur à la Sorbonne, Johann Chapoutot a publié en 2021 Le Grand Récit. Introduction à l’histoire de notre temps (PUF), un livre dans lequel il explore les grands récits qui donnent du sens à nos existences, collectivement et individuellement. Si, en Occident, le christianisme a longtemps rempli cette fonction d’explication du monde, relayé ensuite par les grandes idéologies du XXe siècle (communisme, stalinisme, nazisme et libéralisme), leurs échecs et leur affaiblissement laisseraient aujourd’hui un vide, rempli par le complotisme. Des récits qui, loin de leur subversion affichée, auraient surtout pour fonction de maintenir le statu quo et défendre les systèmes en place.
Mobilisées par des forces très actives à l’extrême droite, les narrations conspirationnistes anti-écologistes sont depuis longtemps présentes aux États-Unis. Avec la réélection de Trump, le complotisme climato-dénialisme est désormais
au pouvoir. Tandis que, de ce côté de l’Atlantique, depuis la pandémie de Covid-19, les discours niant le consensus scientifique s’immiscent à bas bruit dans le débat public en France. Sommes-nous à un tournant ?
Qui sont les premiers objecteurs de croissance ? Des anarchistes naturiens du XIXe siècle à André Gorz, en passant par Simone Weil, Socialter a sélectionné huit figures qui ont inspiré les penseurs contemporains de la décroissance. Des précurseurs et précurseuses que les éditions du Passager clandestin s’emploient à faire connaître à travers une collection dédiée, créée par Serge Latouche en 2013 et désormais dirigée par l’historien François Jarrige et l’économiste Hélène Tordjman.
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Hors-série — Résister aux nouveaux fascismes avec Salomé Saqué