Né dans les cercles ouvriers de la fin du XIXe siècle, réhabilité dans le cadre de l’éducation populaire avant de se frayer un chemin dans les milieux autogérés, l’arpentage permet de parcourir à grands pas les ouvrages qu’on craint d’aborder seul.
Bertrand Louart, menuisier-ébéniste à la coopérative de Longo Maï, vient de publier Réappropriation. Jalons pour sortir de l’impasse industrielle, aux éditions La Lenteur. Contre notre ultra-dépendance à la « méga-machine », il prône la réappropriation des arts et des métiers.
En Bretagne, les animaux de trait réapparaissent dans les fermes, en marge d’exploitations agricoles toujours plus démesurées. Des néophytes aux plus chevronnés, ces passionnés revendiquent l’autonomie paysanne, le plaisir de collaborer avec l’animal ou encore, tout simplement, des journées de travail loin du bruit des moteurs.
Imaginer des politiques publiques pour l’Anthropocène réclame de devoir gérer notre héritage d’infrastructures et de modèles économiques inadaptés à notre situation critique. Alexandre Monnin, Diego Landivar et Emmanuel Bonnet s’y attèlent concrètement à travers leur initiative Closing Worlds, menée avec l’équipe de chercheurs d’Origens Media Lab. À travers deux enquêtes menées dans ce cadre – sur l’arrêt de la construction neuve en Île-de-France et la gestion des équipements sportifs vieillissants –, ils esquissent des pistes afin d’hériter de ces « communs négatifs » dans un temps d’urgence écologique qui requiert, selon eux, une « nouvelle science de l’arbitrage public ».
La première centrale osmotique française pourrait voir le jour en Camargue. Ce procédé consiste à produire de l’électricité à partir d’un mélange d’eau douce et d’eau salée. Une technologie ancienne aux nombreuses promesses, mais dont l’exploitation reste incertaine.
Né dans les milieux anarchistes de la Belle Époque, formulé par l’instituteur syndicaliste révolutionnaire Albert Thierry, réinventé par les étudiants rebelles de Mai 68, le « refus de parvenir » bouscule les formes imposées de la réussite sociale. Alors que l’idéologie méritocratique et l’horizon de l’opulence sont en crise, cette éthique de vie semble trouver aujourd’hui un nouvel écho dans la mouvance écologiste.
Imaginer l’utopie est une chose, tenter de la fonder et d’y vivre en est une autre. Depuis deux siècles, les tentatives de créer des communautés en marge d’une société capitaliste, industrielle, individualiste n’ont pas manqué. Reposant sur des principes égalitaires ou libertaires, elles sont souvent l’illustration de la tension qui sépare les idéaux de leur mise en application. Retour en quelques exemples sur ces expériences sociales ayant marqué l’histoire des utopies, qu’elles aient échoué au bout de quelques années ou perduré pendant des décennies.
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Hors-série — Résister aux nouveaux fascismes avec Salomé Saqué