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    Réservé aux abonné·es :L’Atelier Paysan : pas de démocratie dans l’alimentation sans socialisation

    La modernisation à marche forcée de l’agriculture opérée après la Seconde Guerre mondiale, qui a détruit socialement et économiquement la paysannerie française, a fait naître un complexe agro-industriel bloquant toute transition écologique. L’Atelier paysan, « coopérative d’autoconstruction » qui recense et diffuse des technologies agraires, rebondit sur son livre-manifeste Reprendre la terre aux machines (Seuil, 2021) pour appuyer l’une de ses propositions : la socialisation de l’alimentation comme outil d’émancipation en vue d’une rupture vers un nouveau modèle autonome, écologique et convivial.
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    La trogne, alternative paysanne à la coupe rase

    Et si l’on pouvait produire du bois sans jamais couper d’arbres ? Les tailler de manière à ce qu’ils en donnent toute leur vie ? C’est ce que permettent deux techniques d’élagage bien particulières : la trogne et le Daisugi. Pratiquées pendant des siècles, elles ont peu à peu sombré dans l’oubli.
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    Réservé aux abonné·es :À Cuba, le rationnement contre les pénuries

    Sous blocus étasunien depuis soixante ans, Cuba souffre de pénuries à répétition. Loin d’être autosuffisante, l’île rationne le pétrole et la nourriture afin d’assurer le minimum à chacun. Incarnation de cette politique, le carnet d’approvisionnement vise à éviter l’accaparement des denrées par les plus riches et l’explosion d’un marché noir déjà bien développé.
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    Réservé aux abonné·es :Rationner oui, mais quoi ?

    Rationner oui, mais quels secteurs en priorité ? Compte tenu de l’urgence écologique, un premier réflexe serait de se pencher sur les secteurs les plus polluants. Les chiffres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) désignent ainsi, dans l’ordre, les plus gros postes émetteurs de CO2 en France : le transport (41 %), l’industrie et le secteur du BTP (13 %), le résidentiel (13 %) et la production d’électricité (12 %). Mais le numérique est aussi une cible de choix. Alors qu’il n’est responsable « que » de 2,5 % de l’empreinte carbone de la France, son impact va croissant, et il conviendrait donc de limiter dès maintenant son usage. On pourrait encore affiner, car à l’intérieur de chacune de ces catégories, il y a des sous-secteurs qui sont de plus ou moins gros émetteurs. La consommation de viande devrait, elle aussi, être maîtrisée, puisque que l’élevage est très gourmand en terres agricoles et en eau, ressource la plus indispensable qui soit et qui devra peut-être elle aussi faire l’objet d’un rationnement lors des sécheresses – qui sont de plus en plus longues et répandues sur le territoire français.
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    Réservé aux abonné·es :Rationnement : la carte carbone est-elle une solution ?

    Alors que la taxe carbone, censée nous détourner des usages émetteurs ou polluants, a été source de tensions sociales considérables, l’attribution de quotas carbone individuels prendrait cette logique à l’envers, selon ses défenseurs. Si elle gagne des points en France depuis quelques années, la carte carbone soulève pourtant de nombreuses critiques.
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    Réservé aux abonné·es :Rationnement : mode survie activé ?

    L’intensification des catastrophes écologiques et la guerre en Ukraine nous précipiteraient dans une ère des pénuries. C’est du moins le discours anxiogène du gouvernement depuis la rentrée, dont le plan de sobriété ne comporte pourtant que des mesures anecdotiques. Dans cet écart se confirme l’obstination dans un logiciel néolibéral aggravant la catastrophe en cours, et se devine une injonction autoritaire à la résilience, étouffant toute bifurcation vers un rationnement démocratique et réellement écologique.
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    Erwan Ruty : l’écologie par le peuple

    L’élaboration d’une écologie populaire, c’est-à-dire d’une écologie par et pour le peuple, est l’enjeu politique capital de notre temps. Erwan Ruty, auteur d’une Histoire des banlieues françaises (Les Pérégrines, 2020), est un intime de la Seine-Saint-Denis, où il a fondé le MédiaLab93, un « incubateur urbain ». Ancrant sa réflexion dans le temps long de l’histoire politique française, l’essayiste et journaliste expose dans ce texte comment rendre possible une rencontre émancipatrice des classes populaires avec l’écologie. Dans cette projection, paysans, ouvriers et artisans forment une « aristocratie de la main » transformant les territoires aujourd’hui délaissés en cœurs battants de la société écologique.

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