Hors-série 10

  • Pensées critiques

    Réservé aux abonné·es :Le cimetière des temps détruits

    Il en va du temps comme des langues : il existe un temps « natal », apparemment naturel, comme allant de soi. Pourtant, un citoyen occidental contemporain n’aura pas de peine à reconnaître « son » temps autour de la planète, tant celui-ci a partout imposé, par les armes et par le Livre, ses repères et son récit. La conception historique d’une « flèche du temps » n’en est pas moins une exception dans l’histoire des sociétés humaines.
  • Pensées critiques

    Réservé aux abonné·es :Quel temps commun pour la culture ?

    Si l’on s’en tient à la sphère des films et séries, l’accès quasi immédiat à un nombre gigantesque de films et de séries a fait de notre rencontre avec ces œuvres une expérience de plus en plus personnelle, un moment tendant à s’individualiser et à fragmenter les publics. Il n’a cependant pas effacé toutes les formes de sociabilité qui y étaient jusque-là attachées : le temps commun de la culture fait de la résistance.
  • Pensées critiques

    Réservé aux abonné·es :Nouveaux temps, nouveaux pouvoirs

    Depuis ses débuts, la société industrielle a imposé un certain rapport au temps, dominant désormais nos vies. Mais celui-ci est maintenant coincé entre la nécessité d’intégrer le temps intermittent des énergies dites ­renouvelables d’une part, et de gérer les dégâts et résistances créées par le « tout-instantané » de la révolution numérique. Pour Gérard Dubey et Alain Gras, une révolution sociale à bas bruit est peut-être déjà à l’œuvre.
  • Alternatives

    Convertir la démocratie au temps long

    Alors que la crise écologique impose de projeter l’action politique sur une échelle de temps inhabituellement longue, le régime représentatif peut-il sortir de son court-termisme rythmé par les échéances électorales ? Pour l’y aider, des innovations institutionnelles originales se multiplient, tentant de donner corps aux générations futures ou aux non-humains.
  • Pensées critiques

    Barbara Stiegler : Refuser l’agenda néolibéral

    Changer pour s’adapter à une mondialisation sous peine d’en être les perdants, tel est le mantra dont toutes les grandes réformes sont enrobées. De la réforme des retraites à celle de l’assurance-chômage et des systèmes de santé, le néolibéralisme justifie par un sens de l’histoire bien à lui sa prétention à transformer le réel. La philosophe ­Barbara ­Stiegler revient ici sur les sources de cette idéologie qui postule un retard intrinsèque de l’espèce humaine sur le rythme du capitalisme.
  • Pensées critiques

    Réservé aux abonné·es :Hartmut Rosa : Le manque de temps est le premier fossoyeur de résonance

    Hartmut Rosa développe depuis maintenant une dizaine d’années une critique de l’accélération dans les sociétés de la « modernité tardive » (de 1970 à nos jours). Dans ses ouvrages Accélération (La Découverte, 2013), Résonance (La Découverte, 2018) et Rendre le monde indisponible (La Découverte, 2020), le sociologue allemand décrit avec force et originalité l’aliénation caractéristique de notre époque, à savoir l’aliénation temporelle. À celle-ci, l’héritier de l’École de Francfort cherche à substituer un nouveau mode de relation au monde qu’il appelle « résonance ».

Actuellement en kiosque

Hors-série — Résister aux nouveaux fascismes avec Salomé Saqué

19,00 €

La newsletter de Socialter

Recevez nos actualités, les annonces de nos nouvelles parutions ainsi que des promotions et concours exclusifs.