Pistes cyclables : la grande offensive

Écrit par Kozi Pastakia et Leïla Khouiel. Publié le . Modifié le .Illustration par © Nicolas Lee
Des routes à forte circulation ont été aménagées pour la pratique du vélo avec des bandes cyclables temporaires.

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Un agenda plein à craquer, des va-et-vient incessants, des employés débordés. Aux Mains dans le guidon, un atelier d’autoréparation à Lille, le succès du vélo ne s’essouffle pas depuis la fin du confinement. « Le nombre de personnes qui viennent réparer leur bicyclette a explosé », s’enthousiasme Grégoire Sénéclauze, cogérant du lieu. L’atelier reçoit désormais les clients uniquement sur réservation afin d’appliquer les distances recommandées dans ce contexte sanitaire lié au coronavirus. Même son de cloche chez Les Jantes du Nord. « On connaît un vrai boom et notamment des néo-cyclistes qui viennent apprendre et réparer eux-mêmes leur vélo, abonde Quentin Plateel, salarié de la structure participative et solidaire. Ce sont des gens qui ne faisaient pas de vélo. » À l’instar de Cécile Jankowski, Lilloise de 23 ans. « Avant, je prenais tout le temps le métro pour aller à la fac ou sortir. Mais au moment du déconfinement, je n’avais pas franchement envie de retourner dans les transports en commun, qui sont généralement bondés. Après dix ans sans en faire, je me suis donc remise au vélo », confie l’étudiante. « On met presque autant de temps pour arriver à destination qu’avec une voiture et on n’est pas énervé parce qu’on est resté coincé dans les bouchons ou parce qu’on a perdu du temps à trouver une place de parking », argue Théo Marchesse, jeune cycliste convaincu. L’étudiant en pharmacie voit de plus en plus d’adeptes de la petite reine dans sa ville et, selon lui, c’est en partie lié à une prise de conscience écologique. 

Pour accompagner ces pratiques salutaires, la Métropole européenne de Lille (MEL), également confrontée au risque de saturation et de pollution lié notamment à l’utilisation massive de la voiture, a opté pour un réaménagement temporaire des voies de circulation. Ainsi, d’une part des aménagements cyclables ont été opérés sur des voies qui en étaient jusqu’à présent dépourvues et d’autre part des pistes préexistantes ont été élargies grâce à la suppression d’une voie de circulation sur une 2×2 voies. Au total, la MEL l’assure, d’ici la fin de l’été, l’ensemble représentera un linéaire cyclable de 30 kilomètres, construit en l’espace de trois mois. Ces aménagements s’ajoutent aux 662 kilomètres d’itinéraires cyclables existant sur le territoire métropolitain.

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