Mark Bray : « Les fascistes font désormais partie de l’administration Trump »

Écrit par Emmanuel Daniel. Publié le . Modifié le .Illustration par Illustration : Elie Huault

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Juste après l’assassinat de Charlie Kirk, vous avez reçu de nombreuses menaces de la part de l’extrême droite. Pouvez-vous décrire la vague de harcèlement qui vous a poussé à quitter les États-Unis avec votre famille et nous expliquer pourquoi vous pensez avoir été personnellement ciblé ?

J’ai écrit en 2017 un livre intitulé Antifa [en anglais, son livre a pour sous-titre The antifascist handbook, soit Le manuel antifasciste]. Dans un contexte où l’extrême droite et ses alliés cherchent à faire de ce terme un mot repoussoir, pour diaboliser l’opposition de gauche, il était facile de m’associer à ce mouvement – même si je ne fais partie d’aucun groupe antifasciste.

Comme ils cherchent également à s’en prendre aux universités et aux chercheurs, j’étais une cible parfaite. Jack Posobiec et Andy Ngo, deux influenceurs d’extrême droite proches de la Maison-Blanche, ont commencé à me qualifier de « professeur terroriste » sur les réseaux sociaux.

Article issu de notre hors-série « Résister aux nouveaux fascismes, disponible en kiosque et librairie et à la commande.

Puis Turning Point USA, l’organisation cofondée par Charlie Kirk, a lancé une pétition pour me faire licencier. Ces attaques ont mené à une vague de menaces de mort contre moi ainsi qu’à la publication de mon adresse personnelle sur le réseau social X. Ne nous sentant pas en sécurité, ma famille et moi avons décidé de quitter le pays.

À cette même période, Donald Trump a signé un décret désignant la mouvance Antifa comme une « organisation terroriste ». Comment comprenez-vous ces attaques, au plus haut niveau de l’État, contre l’antifascisme ?

Ce décret n’a aucune valeur juridique car, aux États-Unis, on ne peut pas désigner des entités nationales, seulement des entités étrangères. Depuis, ils ont…

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