La plate-forme témoin

Écrit par Mathieu Viviani. Publié le . Modifié le .

C’est lors des violences post-électorales survenues au Kenya fin 2007 que Julianna Rotich, ingénieure informatique, a eu l’idée de créer la plate-forme Ushahidi (« témoin » en Swahili). L’objectif ? Collecter et cartographier les témoignages relatant les violences subies par les Kenyans.

Six ans plus tard, Ushahidi est devenue l’une des plates-formes de référence en termes de « crowdsourcing » à vocation sociale. Utilisé dans le monde entier, ce média participatif fournit des informations précieuses aux citoyens, ONG, médias et gouvernements et permet d’aider concrètement les populations victimes de crises politiques, sociales et environnementales.  

Après le succès de la 1ère Open week d’Île-de-France, cette initiative de cartographie ouverte est l’occasion de rappeler l’essor et la vocation citoyenne des technologies « opensource ».

 

 
 

En partenariat avec 

Sparknews est une entreprise sociale qui source les projets innovants et positifs via sa plateforme vidéo et les partage à travers ses opérations éditoriales internationales (L’Impact Journalism Day).

(Photo : capture d’écran du site Ushahidi)  

 

Actuellement en kiosque

Hors-série — Résister aux nouveaux fascismes avec Salomé Saqué

19,00 €

La newsletter de Socialter

Recevez nos actualités, les annonces de nos nouvelles parutions ainsi que des promotions et concours exclusifs.

Mathieu Viviani
À propos de l’auteur·ice
Mathieu Viviani
Journaliste économique à Chef d’entreprise magazine, passé par l’ESJ LilleRetrouver tous ses articles.

Actuellement en kiosque

Hors-série — Résister aux nouveaux fascismes avec Salomé Saqué

19,00 €

La newsletter de Socialter

Recevez nos actualités, les annonces de nos nouvelles parutions ainsi que des promotions et concours exclusifs.

À lire aussi

« Un réseau de contre-surveillance citoyen s’est mis en place face à l’ICE »

« Un réseau de contre-surveillance citoyen s’est mis en place face à l’ICE »

Depuis l’investiture de Donald Trump aux États-Unis, les violences du Service de l’immigration et des douanes (ICE), chargé d’identifier les immigrés en situation irrégulière, explosent dans tout le pays. À Minneapolis, ville démocrate particulièrement visée où l’administration a déployé près de 3 000 agents à partir de décembre 2025, les habitants se sont organisés pour résister. Pour en témoigner, le rappeur Rafael Gonzalez, alias Tufawon, engagé dans de nombreux combats pour les droits humains, était de passage à Paris en avril 2026 dans le cadre d’une tournée internationale, aux côtés d’autres figures anti-ICE. Un périple visant à attirer notre attention sur le financement par les grandes banques européennes des technologies de surveillance et du système carcéral anti-immigration aux États-Unis. Entretien.

Par Christelle Gilabert

Planète Boum Boum : L’appel de la rave générale

Réservé aux abonné·es :Planète Boum Boum : L’appel de la rave générale

« Pas de retraités sur une planète brûlée… Retraites, climat, même combat ! » Depuis les manifestations contre la réforme des retraites, en 2023, difficile d’être passé à côté du morceau emblématique Planète brûlée qui accompagne la naissance du collectif Planète Boum Boum. Fondé dans le sillage d’Alternatiba Paris (renommé Action Justice Climat en 2024) la même année, ce collectif de « techno-activistes » enchaîne depuis les morceaux comme On veut du fret ferroviaire ou Tu remballes ton autoroute en cumulant des milliers d’écoutes en ligne. Leur mot d’ordre : « De la teuf dans les manifs, de la manif dans les teufs ! » DJ sets, chorégraphies enflammées dans les cortèges des manifestations, création de slogans et de chants… En mêlant revendications politiques et cultures festives, Planète Boum Boum contribue activement, depuis sa création, à redonner du souffle aux luttes écolos et sociales. Retour en images sur trois années de mobilisations placées sous le signe de la fête.

Par Léa Dang