Profitant d’un trait d’union historique entre le secteur de la défense et celui des technologies, l’intelligence artificielle est devenue une tendance lourde de la fabrique de la guerre. De la Palestine à l’Ukraine, son déploiement massif pose de nombreuses questions éthiques.
Les pêcheurs artisans de la Manche sont en voie de disparition comme de nombreux poissons qui vivaient autrefois sous sa surface. En cause : des navires géants, qui accaparent les quotas de pêche et ratissent les fonds marins.
L’inertie règne au royaume du fric fossile. Pour secouer le cocotier de la finance, chercheurs, activistes et salariés soucieux de l’impact de leur épargne multiplient les coups de pression. Et certains proposent des pistes pour sortir enfin du business as usual climaticide.
Alors que l’Union européenne prévoit de rouvrir des mines de métaux pour atteindre d’ici à 2030 une capacité d’extraction d’au moins 10 % de sa consommation annuelle, les derniers habitants du village roumain de Geamăna, englouti par les déchets toxiques de la mine de cuivre Roşia Poieni, préparent, non sans peine, leur départ.
« Obligations vertes », « produits durables », « fonds responsables »… En France, depuis quelques années, le jargon de la finance se pare de vert. Pourtant, il suffit de creuser un peu pour se rendre compte de son aspect superficiel. L’ex-financier Julien Lefournier en fait la démonstration dans l’ouvrage L’Illusion de la finance verte (éditions de l’Atelier, 2021). De son côté, Lucie Pinson, de l’association Reclaim Finance, a fait de la transformation de la finance, et notamment de la lutte contre le financement des nouveaux projets d’extraction fossile, son cheval de bataille. Rencontre avec deux fins connaisseurs des ruses du monde de la finance.
Malgré les appels à cesser les nouveaux projets d’extraction d’énergies fossiles, les majors du pétrole, gaz et du charbon persistent à miser sur le chaos climatique. De leur côté, banques, investisseurs et assureurs continuent de leur fournir des moyens financiers vertigineux : en huit ans, les 60 plus grandes banques mondiales ont alloué près de 7 000 milliards de dollars à l’industrie fossile. L’utilisation de ce pactole menace les conditions de vie humaine sur Terre. Une situation symbolique du capitalisme fossile, de l’irresponsabilité des multinationales mais aussi de la lâcheté des pouvoirs publics.