Acheter les murs mais pas le terrain : cette forme particulière de propriété, venue des États-Unis, est en train de se faire une place en Europe avec le bail réel solidaire. En articulant propriété collective et propriété individuelle, ce modèle vise à permettre aux plus modestes d’acheter un logement, tout en limitant la spéculation.
Montée de l’extrême droite, retour de l’austérité, backlash sur l’écologie. Si le Parlement européen est depuis longtemps un terrain politique hostile pour les tenants d’une gauche de rupture, les choses ne semblent pas devoir s’arranger avec les élections du 9 juin prochain. Élue pour la première fois en 2019 à 29 ans, l’eurodéputée insoumise Manon Aubry, co-présidente du groupe de la Gauche Unitaire Européenne rempile pourtant pour une seconde campagne. Libre-échange, pouvoir des lobbys, Green Deal… Quel bilan tirer du mandat qui s’achève ? La crise du Covid a-t-elle ouvert de nouvelles brèches dans la doxa néolibérale ? Quelles sont les batailles à venir à Bruxelles ? Et surtout : à quoi sert la gauche radicale au Parlement européen ?
Producteur de myrtilles dans la Creuse et passionné de vin, Geoffrey Estienne s’est lancé dans la viticulture en 2017 en plantant des cépages dits « hybrides », résistants aux maladies de la vigne amplifiées par le dérèglement climatique. Cet été, il a fondé avec un groupe de vignerons une association de défense de ces variétés tombées dans l’oubli mais qui pourraient dessiner un autre avenir pour le métier.
Faire advenir une écologie véritablement populaire impose de refonder notre modèle social, afin d’aligner la transformation écologique sur les besoins des classes populaires. Zoom sur les leviers à activer dans trois secteurs.
Forme aboutie de l’agroforesterie venue des tropiques, ce modèle nourricier suscite un engouement croissant dans la société civile en Europe. Il est peu probable que cette antithèse de l’agriculture productiviste renverse le modèle dominant, mais elle peut inspirer des pratiques allant davantage dans le sens du vivant.
Accusés d’être indifférents aux questions écologiques, voire d’y être opposés, les habitants des quartiers populaires sont pourtant en première ligne des effets du dérèglement climatique. À l’avant-poste d’une écologie qui se veut plus discrète, conscients des inégalités structurelles des territoires qu’ils occupent, ils sont de plus en plus nombreux à revendiquer une écologie populaire et émancipatrice.
Né à la fin des années 1970, le « Do It Yourself » est un mouvement politique et culturel qui prône la réappropriation des savoir-faire et leur partage au plus grand nombre. Cette culture du bricolage, plus ou moins radicale selon les communautés, s’est développée à travers plusieurs outils, des fanzines punk aux imprimantes 3D en passant par les tutos sur Youtube. Petit tour d’horizon.
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Hors-série — Résister aux nouveaux fascismes avec Salomé Saqué