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    Réservé aux abonné·es :Réinventer les droits de préemption et d’expropriation

    Les grandes infrastructures de la modernité tiennent encore debout, mais elles sont déjà mortes par l’avenir failli que leur conception comme leur maintenance impliquent. Devant ce constat au cœur de l’écologie du renoncement poussée dans l’essai collectif Héritage et fermeture. Une écologie du démantèlement (Divergences, 2021), l’économiste et anthropologue franco-bolivien Diego Landivar imagine les contours, à partir du cas réel d’un ancien site Michelin à Clermont-Ferrand, d’un droit à la préemption et à l’expropriation adapté aux enjeux actuels. Justifié par l’impératif climatique, il permettrait de faire bifurquer notre héritage industriel pour le rendre compatible avec les enjeux de l’Anthropocène.
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    Réservé aux abonné·es :Coopérative l’Arban : pour une propriété commune et collective

    Née au cœur de la montagne limousine, la coopérative l’Arban œuvre depuis plus de dix ans dans les interstices de la propriété privée afin d’offrir aux habitants du plateau de Millevaches des outils pour habiter et vivre sans posséder. Partout en France, des coopératives et des fonds de dotation défendent ainsi l’usage durable des terres et du bâti contre les logiques de marché.
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    Propriété commune : 4 pistes pour dépasser la propriété privée

    Que vaut un arbre, une lagune, une nappe phréatique ou un écosystème entier face aux droits de la sacro-sainte propriété privée ? Défendre le bien commun contre les usages destructeurs peut s’avérer un casse-tête. Socialter explore quatre leviers à actionner pour limiter la propriété privée et l’appropriation des terres et du vivant par des projets anti-écologiques.
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    Pour un nouveau rapport au travail : expérimenter la polyactivité

    Pour dépasser le malaise naissant de prises de conscience isolées, le collectif d’ingénieurs de l’aéronautique toulousains Icare s’est initié en 2020 pour réfléchir à l’avenir de leur secteur écologiquement insoutenable. Ces questionnements ont débouché sur plusieurs initiatives, dont l’expérimentation de la polyactivité qu’ils partagent dans ce texte. Devant un monde du travail qui produit une perte de sens tout en restant figé dans une course à la productivité, ce collectif démontre que la polyactivité, qui permettrait d’articuler leur travail d’ingénieur à une activité maraîchère, se présente comme une piste sérieuse pour participer à la nécessaire mutation de notre économie, tout en retrouvant une connexion avec son environnement terrestre.
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    Réservé aux abonné·es :Les fermes coopératives, des terres en tension

    Aux Pays-Bas, plusieurs mouvements citoyens prônent le retour à des fermes communautaires pour promouvoir une alimentation plus durable et préserver la biodiversité. Mais ces initiatives, aussi inspirantes soient-elles, font figure d’exception dans un pays dont le modèle s’est fondé sur l’agriculture intensive destinée à l’exportation.
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    Réservé aux abonné·es :Cultiver des potagers, contester la métropole

    Rompant avec l’image des potagers urbains symbolisant une écologie bobo inoffensive, la géographe Flaminia Paddeu démontre qu’ils s’enracinent dans une histoire populaire tournée vers la subsistance. Dans la lignée de son ouvrage Sous les pavés, la terre. Agricultures urbaines et résistances dans les métropoles (Seuil, 2021), Flaminia Paddeu soutient que ces espaces stratégiques de l’autoconsommation peuvent être des outils d’émancipation et de transformation politiques, s’ils savent cultiver des alliances avec les paysans nourriciers et d’autres formes d’alternatives rurales.
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    La biorégion, pour une démocratie directe de l’eau

    À l’heure des sécheresses et des pollutions, les pénuries d’eau constituent une menace de plus en plus aiguë. Face à l’accaparement néolibéral et à la gestion autoritaire de cette ressource critique, le collectif Hydromondes, qui mène des enquêtes populaires sur les enjeux de l’eau à travers la France, imagine une alternative radicale : la démocratie directe de l’eau. Cet horizon passerait par la mise en œuvre de biorégions, concept invitant à délimiter les territoires selon leur réalité écologique, qui formeraient l’unité institutionnelle permettant une réappropriation collective des enjeux de l’eau.

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