Pendant que la gauche se déchire, le monde associatif se mobilise

Écrit par Christelle Gilabert. Publié le . Modifié le .Illustration par Illustrations : Jeanne Guerard

Cet article est réservé aux abonné·es.

Indépendamment du nombre de villes gagnées ou perdues, le bilan des élections municipales est rude pour l’ensemble de la gauche partisane tant elle en ressort divisée.

« Dans une telle situation de crise, nationale et internationale, mais aussi d’enracinement de l’extrême droite, le premier réflexe devrait être de serrer les rangs et de passer des compromis pour surmonter les divergences. Or, c’est tout l’inverse qui se profile », se désole Pierre Khalfa, ancien militant communiste et syndicaliste, désormais économiste membre de la fondation Copernic, un institut de réflexion critique à l’égard du libéralisme. « Ces divisions entravent la capacité du mouvement social à peser dans les campagnes. »

Article issu de notre n°75 « Peut-on être en désaccord sans se haïr ? », en kiosque et librairie, et sur notre boutique.

Le traitement médiatique des élections s’est par ailleurs montré en décalage total avec les réalités locales du scrutin municipal. De plus en plus orienté à droite, et parasité par l’ombre de l’élection présidentielle, il a souvent privilégié la mise en avant des figures nationales des partis, dont les batailles ont monopolisé le débat public tant sur les plateaux que dans les journaux. Au détriment de l’intérêt et des préoccupations des citoyens, et dans une configuration défavorable à la gauche.

Peser dans la campagne

Paradoxalement, cette focalisation médiatique sur les partis fait parfois oublier leur faible poids dans la société. « Ce sont des machines professionnelles qui ne pèsent pas grand-chose dans la population, ni en termes de poids électoral, ni en termes de nombre d’adhérents », rappelle Vincent Tiberj, sociologue, spécialiste de la sociologie électorale et politique.

Cet article est réservé aux abonné·es. Déjà abonné·e ? Connectez-vous.

Envie de lire la suite ? Pour profiter de l’ensemble de nos articles, abonnez-vous.

L’abonnement vous donne accès à l’intégralité de nos articles.

Voir les offres d’abonnement

Actuellement en kiosque

Hors-série — Résister aux nouveaux fascismes avec Salomé Saqué

19,00 €

La newsletter de Socialter

Recevez nos actualités, les annonces de nos nouvelles parutions ainsi que des promotions et concours exclusifs.

À propos de l’auteur·ice
Christelle Gilabert

Actuellement en kiosque

Hors-série — Résister aux nouveaux fascismes avec Salomé Saqué

19,00 €

La newsletter de Socialter

Recevez nos actualités, les annonces de nos nouvelles parutions ainsi que des promotions et concours exclusifs.

À lire aussi

« Un réseau de contre-surveillance citoyen s’est mis en place face à l’ICE »

« Un réseau de contre-surveillance citoyen s’est mis en place face à l’ICE »

Depuis l’investiture de Donald Trump aux États-Unis, les violences du Service de l’immigration et des douanes (ICE), chargé d’identifier les immigrés en situation irrégulière, explosent dans tout le pays. À Minneapolis, ville démocrate particulièrement visée où l’administration a déployé près de 3 000 agents à partir de décembre 2025, les habitants se sont organisés pour résister. Pour en témoigner, le rappeur Rafael Gonzalez, alias Tufawon, engagé dans de nombreux combats pour les droits humains, était de passage à Paris en avril 2026 dans le cadre d’une tournée internationale, aux côtés d’autres figures anti-ICE. Un périple visant à attirer notre attention sur le financement par les grandes banques européennes des technologies de surveillance et du système carcéral anti-immigration aux États-Unis. Entretien.

Par Christelle Gilabert

Planète Boum Boum : L’appel de la rave générale

Réservé aux abonné·es :Planète Boum Boum : L’appel de la rave générale

« Pas de retraités sur une planète brûlée… Retraites, climat, même combat ! » Depuis les manifestations contre la réforme des retraites, en 2023, difficile d’être passé à côté du morceau emblématique Planète brûlée qui accompagne la naissance du collectif Planète Boum Boum. Fondé dans le sillage d’Alternatiba Paris (renommé Action Justice Climat en 2024) la même année, ce collectif de « techno-activistes » enchaîne depuis les morceaux comme On veut du fret ferroviaire ou Tu remballes ton autoroute en cumulant des milliers d’écoutes en ligne. Leur mot d’ordre : « De la teuf dans les manifs, de la manif dans les teufs ! » DJ sets, chorégraphies enflammées dans les cortèges des manifestations, création de slogans et de chants… En mêlant revendications politiques et cultures festives, Planète Boum Boum contribue activement, depuis sa création, à redonner du souffle aux luttes écolos et sociales. Retour en images sur trois années de mobilisations placées sous le signe de la fête.

Par Léa Dang