Le capitalisme vit à crédit. Et son meilleur débiteur est… une femme. Isabelle Guérin propose une lecture féministe d’un système financier prédateur qui, contrairement à l’image d’Épinal du pauvre père Goriot, croît avant tout sur le dos des femmes. Microcrédits pour faire tourner le foyer, dot pour payer l’éducation des hommes, inégalités salariales et conjugales structurelles…
En Inde, en France comme aux États-Unis, partout sur le globe les femmes partagent une même honte, celle d’une « dette patriarcale » liée à leur sexe. Elles sont condamnées à payer pour les autres, et parfois à se sacrifier pour sauvegarder l’honneur des hommes. Elles sont les gestionnaires invisibles du foyer et de la finance mondiale.
La femme endettée. À l’ombre de la finance mondialisée Isabelle Guérin La Découverte → 2026 – 256 pages – 22,50 €






