Numero 58

  • Pensées critiques

    Maria Mies : pour une autonomie écoféministe

    La sociologue allemande Maria Mies (1931-2023) a jeté les bases d’une réflexion à la confluence de la pensée écoféministe et autonomiste. Ce travail critique et politique la conduira à théoriser la « perspective de la subsistance » comme horizon de transformation totale pour « décoloniser les trois colonies du capital : la nature, les femmes et le Sud ».
  • Vivant

    Réservé aux abonné·es :Marc Jeanson, esthète et botaniste à l’ancienne : « avec les plantes, la connaissance n’épuise ni la beauté ni le mystère »

    L’ancien directeur de l’Herbier national de Paris s’apprête à rendre les clefs du Jardin Majorelle à Marrakech (Maroc), dont il a été le directeur botanique durant plus de trois ans. Persuadé qu’il faut réussir à nommer le monde pour le protéger, et fasciné par les pionniers de la discipline, il défend une vision ancienne du métier de botaniste : à la croisée de la science, de l’art et des récits d’aventure.
  • Prédations

    Salomé Saqué : Paris 2024, la médaille de l’argent

    Dans sa nouvelle chronique pour Socialter, la journaliste Salomé Saqué s'attaque à la face honteuse de l'organisation des JO de Paris 2024, entre travail dissimulé, billets hors de prix et autres scandales…
  • Pensées critiques

    Pierre Madelin : « Une écologie d’extrême droite est possible »

    Multiplication des canicules, incendies, sécheresses… Aujourd’hui, même les partis d’extrême droite ne peuvent plus faire l’impasse sur le sujet. Assiste-t-on pour autant à l’émergence d’une authentique écologie identitaire ? Auteur de La Tentation écofasciste (écosociété, 2023), l’essayiste Pierre Madelin appelle à prendre cette idéologie « écofasciste » au sérieux, sans nous faire perdre de vue que le danger le plus pressant réside plutôt dans l’avènement d’un capitalisme autoritaire, qu’il soit fossile ou vert.
  • Inégalités

    Réservé aux abonné·es :Entrepôts : automatiser pour mieux régner

    De gigantesques entrepôts peuplés d’automates : la vision a de quoi faire rêver les patrons d’entreprises de logistique qui veulent aller toujours plus vite. Car si la machine s’arrête, ce sont des millions qui s’envolent. Quoi de plus efficace, dans ce cas, qu’embaucher une équipe de robots pour éviter la révolte ? Pas si simple, pourtant. Elle a beau être brandie comme un épouvantail, l’automatisation a encore du chemin à faire avant de remplacer les ouvriers.
  • Prédations

    Réservé aux abonné·es :Le pouvoir est logistique

    La logistique, science du pilotage des flux d’objets, s’est imposée depuis le milieu du XXe siècle comme un moteur de la mondialisation. Concomitante de la révolution numérique, la révolution logistique ne modèle pas seulement l’infrastructure du monde physique : elle s’est muée en principe d’organisation tout-puissant qui, des entrepôts d’Amazon aux patients dans les hôpitaux, façonne le monde selon un impératif d’optimisation sans fin.

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