Dans la fabrique des discours politiques
Où sont passés les allocutions lyriques, les discours vibrants, les laïus enfiévrés ? Monocorde et insipide, noyée sous les éléments de langage, la prise de parole politique semble, élection après élection, s’uniformiser. Qu’en disent les plumes, à qui les politiques confient traditionnellement la tâche d’écrire leurs discours ? Si certaines expliquent cet appauvrissement de l’art de parler par une dépolitisation croissante, d’autres voient dans cette neutralité d’apparat une stratégie visant à naturaliser la pensée néolibérale.



