La fragmentation
C’est un réveil, une carte routière, un carnet de notes, un agenda, un appareil photo, une montre, une lampe torche et même un téléphone ! Disparus comme par magie au fond d’une poche dans un petit boîtier noir. Le smartphone a absorbé les objets du quotidien. Dématérialisés en l’espace d’une décennie. Lui est devenu omniprésent. Au point que 65 % des Français se considèrent comme « dépendants »2. Il s’est immiscé jusque dans l’intimité de la chambre à coucher : 87 % des personnes l’utilisent dès le matin après le réveil, 81 % le soir avant de s’endormir.
Article issu de notre numéro 64 « Peut-on échapper à l’emprise numérique ? ». En kiosque, librairie et sur notre boutique.

En tant que comédienne, Angélica dépend des réseaux sociaux pour faire valoir son travail. Mais elle refuse de laisser le « contrôle » de son attention au smartphone. Elle désinstalle systématiquement Instagram, s’astreint à une discipline stricte des réseaux et s’est récemment acheté un réveil numérique à piles. Le téléphone, lui, est posé loin du lit. « Je ne le regarde plus tous les soirs. Si je le fais, c’est thérapeutique : ça veut dire que j’ai angoissé de ma journée, constate-t-elle. Même pour regarder l’heure, je regarde désormais le réveil. »







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