Territoires submergés par la montée des eaux, cyclones, incendies, désertification, sols stériles… Pour certaines populations des pays du Sud, s’adapter au dérèglement du climat devient de plus en plus difficile, voire presque mission impossible. Comme à Madagascar, où la montée du niveau des mers contribue à ce que à l’eau salée s’infiltre dans les champs. Des terres, dont certaines populations dépendaient pour leur alimentation, sont devenues infertiles.
Article issu de notre numéro 63 « +4°, ça va chauffer ! », disponible en kiosque, librairie et sur notre boutique.

Au total, selon les scientifiques du GIEC, entre 3,3 et 3,6 milliards d’humains vivent déjà dans des conditions de forte vulnérabilité au réchauffement climatique. Cela concerne principalement les pays d’Afrique et les petits états insulaires. « Le continent africain représente moins de 4 % des émissions globales de gaz à effet de serre. Les pays occidentaux ont une dette climatique envers les pays du Sud de par leur modèle de production et de consommation depuis la révolution industrielle », rappelle Fanny Petitbon, responsable plaidoyer chez Care France. Les émissions combinées des pays du Sahel (Burkina Faso, Tchad, Mali, Mauritanie et Niger) ne dépassent pas 1 % des émissions globales de gaz à effet de serre. D’après la Banque mondiale, c’est aussi la région du monde où jusqu’à 13,5 millions de personnes supplémentaires risquent de basculer dans la pauvreté d’ici 2050 à cause du dérèglement climatique, si des mesures urgentes d’adaptation ne sont pas mises en place.








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