Anonymous, WikiLeaks, l’hacktivisme est-il mort ?

Écrit par Amélie Quentel. Publié le . Modifié le .

Cet article est réservé aux abonné·es.

We are Anonymous. We are Legion. We do not forgive. We do not forget. Expect us. » En 2008, à l’occasion de manifestations et surtout du détournement de systèmes informatiques visant l’Église de scientologie, ce slogan énigmatique et redoutable faisait le tour du monde et rendait célèbre Anonymous, né en 2003 sur le forum 4chan. Difficile de décrire cette communauté qui n’en est pas vraiment une, ce groupe qui n’en est pas vraiment un – toute personne se revendiquant d’Anonymous y appartenant de facto. Fabrice Epelboin, spécialiste de la question, professeur au Celsa puis à Sciences Po, relève ainsi  qu’« au même titre que le syndicalisme, Anonymous ne renvoie pas à des personnes, mais à un mode d’action ». 

Reste qu’avec ses masques inspirés de la BD culte V for Vendetta d’Alan Moore et David Lloyd, eux-mêmes inspirés de Guy Fawkes, opposant à la Couronne d’Angleterre qui projeta de faire sauter la Chambre des lords en 1605, Anonymous faisait découvrir au grand public le concept d’« hacktivisme » (contraction des termes « hacker », pirate, et « activisme »). Par la suite, ce mode d’action consistant à utiliser ses compétences informatiques à des fins politiques ne cessera d’être sous les…

Cet article est réservé aux abonné·es. Déjà abonné·e ? Connectez-vous.

Envie de lire la suite ? Pour profiter de l’ensemble de nos articles, abonnez-vous.

L’abonnement vous donne accès à l’intégralité de nos articles.

Voir les offres d’abonnement

Actuellement en kiosque

Hors-série — Résister aux nouveaux fascismes avec Salomé Saqué

19,00 €

La newsletter de Socialter

Recevez nos actualités, les annonces de nos nouvelles parutions ainsi que des promotions et concours exclusifs.

À propos de l’auteur·ice
Amélie Quentel

Actuellement en kiosque

Hors-série — Résister aux nouveaux fascismes avec Salomé Saqué

19,00 €

La newsletter de Socialter

Recevez nos actualités, les annonces de nos nouvelles parutions ainsi que des promotions et concours exclusifs.

À lire aussi

« Un réseau de contre-surveillance citoyen s’est mis en place face à l’ICE »

« Un réseau de contre-surveillance citoyen s’est mis en place face à l’ICE »

Depuis l’investiture de Donald Trump aux États-Unis, les violences du Service de l’immigration et des douanes (ICE), chargé d’identifier les immigrés en situation irrégulière, explosent dans tout le pays. À Minneapolis, ville démocrate particulièrement visée où l’administration a déployé près de 3 000 agents à partir de décembre 2025, les habitants se sont organisés pour résister. Pour en témoigner, le rappeur Rafael Gonzalez, alias Tufawon, engagé dans de nombreux combats pour les droits humains, était de passage à Paris en avril 2026 dans le cadre d’une tournée internationale, aux côtés d’autres figures anti-ICE. Un périple visant à attirer notre attention sur le financement par les grandes banques européennes des technologies de surveillance et du système carcéral anti-immigration aux États-Unis. Entretien.

Par Christelle Gilabert

Planète Boum Boum : L’appel de la rave générale

Réservé aux abonné·es :Planète Boum Boum : L’appel de la rave générale

« Pas de retraités sur une planète brûlée… Retraites, climat, même combat ! » Depuis les manifestations contre la réforme des retraites, en 2023, difficile d’être passé à côté du morceau emblématique Planète brûlée qui accompagne la naissance du collectif Planète Boum Boum. Fondé dans le sillage d’Alternatiba Paris (renommé Action Justice Climat en 2024) la même année, ce collectif de « techno-activistes » enchaîne depuis les morceaux comme On veut du fret ferroviaire ou Tu remballes ton autoroute en cumulant des milliers d’écoutes en ligne. Leur mot d’ordre : « De la teuf dans les manifs, de la manif dans les teufs ! » DJ sets, chorégraphies enflammées dans les cortèges des manifestations, création de slogans et de chants… En mêlant revendications politiques et cultures festives, Planète Boum Boum contribue activement, depuis sa création, à redonner du souffle aux luttes écolos et sociales. Retour en images sur trois années de mobilisations placées sous le signe de la fête.

Par Léa Dang