Zwi-zwi sur ma tombe

Écrit par Philippe Vion-Dury. Publié le . Modifié le .

« Sur ma tombe, comme dans ma vie, il n’y aura pas de phrase grandiloquente. Sur la dalle de mon tombeau, on ne devra lire que deux syllabes : “zwi-zwi”. C’est le cri des mésanges charbonnières que j’imite si bien qu’elles accourent aussitôt. » L’engagement, l’éthique et la personnalité de Rosa Luxemburg sont en grande partie résumés dans cette phrase. Théoricienne marxiste, passionnée de botanique, de littérature, de musique et de peinture, elle reste encore aujourd’hui une réelle source d’inspiration. Dans ce recueil d’échanges épistolaires, les lecteurs auront l’occasion d’entrevoir davantage les réflexions et les révoltes de cette grande vivante assassinée en 1919. 

Commencer à vivre humainement, Rosa Luxemburg, Lettres présentées et annotées par Julien Chuzeville, Libertalia, 6 janvier 2022, 144 pages, 10 €.

Actuellement en kiosque

Hors-série — Résister aux nouveaux fascismes avec Salomé Saqué

19,00 €

La newsletter de Socialter

Recevez nos actualités, les annonces de nos nouvelles parutions ainsi que des promotions et concours exclusifs.

Philippe Vion-Dury
À propos de l’auteur·ice
Philippe Vion-Dury

Actuellement en kiosque

Hors-série — Résister aux nouveaux fascismes avec Salomé Saqué

19,00 €

La newsletter de Socialter

Recevez nos actualités, les annonces de nos nouvelles parutions ainsi que des promotions et concours exclusifs.

À lire aussi

Myriam Bahaffou : « L’écologie implique par nature de reconnaître l’érotisme des autres qu’humains »

Réservé aux abonné·es :Myriam Bahaffou : « L’écologie implique par nature de reconnaître l’érotisme des autres qu’humains »

« La question érotique est une question écologique » : partant de ce postulat, la philosophe écoféministe Myriam Bahaffou explore les façons d’érotiser nos relations et nos expériences, sensuelles, charnelles, esthétiques, intellectuelles, avec les mondes autres qu’humains. Inspirée par le mouvement décolonial et queer, elle milite pour une jouissance débarrassée des injonctions capitalistes : prédation, productivité, privatisation. Entretien avec une chercheuse aux propos aussi libres que déjantés.

Par Clea Chakraverty

Michaël Fœssel : « Une partie de la gauche considère que le plaisir est suspect parce qu’il manifesterait une complicité avec un monde injuste »

Réservé aux abonné·es :Michaël Fœssel : « Une partie de la gauche considère que le plaisir est suspect parce qu’il manifesterait une complicité avec un monde injuste »

Peut-on éprouver du plaisir dans un monde injuste, sans se sentir coupable ou complice ? Le philosophe Michaël Fœssel répond par l’affirmative. Quand il ne confine pas à la simple satisfaction de nos désirs et ne succombe pas aux sirènes consuméristes, le plaisir se joue en effet de l’ordre établi, cultive le sens du collectif, de l’inattendu et de la surprise, et reste éminemment politique et subversif. Inscrit dans l’histoire de la gauche, il permet de sortir du seul registre de l’indignation et de la dénonciation, pour esquisser d’autres horizons désirables.

Par Fabien Benoit