L’ordre public, sans la police
La brutalisation inédite du maintien de l’ordre ainsi que la succession des homicides dans les banlieues l’attestent : il y a un problème avec la police. Celui-ci, considère Paul Rocher, naît à la fois de l’inévitable autoritarisme qu’implique la mise en œuvre de réformes néolibérales rejetées par une majorité, mais aussi de l’esprit de citadelle assiégée qui règne au sein d’une institution configurée pour être imperméable au reste de la société. Pour sortir de cette impasse, décortiquée dans Gazer, mutiler, soumettre. Politique de l’arme non létale (La Fabrique, 2020) et Que fait la police ? Et comment s’en passer (La Fabrique, 2022), cet économiste réfléchit à la mise en place d’un ordre public sans police, reposant sur une gestion populaire.

