Ágnes Heller : s’émanciper par les besoins

Écrit par Youness Bousenna. Publié le . Modifié le .Illustration par Illustration : Hélène Benz

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Peut-être faut-il avoir manqué pour ne pas mépriser certains besoins. Et même pour n’en mépriser aucun, comme Ágnes Heller : « Personne n’[a] le droit de déterminer quels sont les besoins d’autres êtres humains. » La philosophe hongroise sait de quoi elle parle. Et à qui : aux théoriciens marxistes comme Herbert Marcuse qui, confortablement installés à l’Ouest – l’auteur de L’Homme unidimensionnel a émigré aux États-Unis dans les années 1930 –, jugent avec mépris certaines aspirations à la consommation : « Marcuse et ses partisans affirmaient par exemple qu’un être humain n’avait pas besoin de deux paires de chaussures. Je trouvais que c’était une absurdité », critique Ágnes Heller dans La Valeur du hasard. Ma vie (Rivages, 2020) : « Où Herbert Marcuse prenait-il le droit de décider ce qui était un vrai et ce qui était un faux besoin ? »

Article issu de notre numéro 56 « Géo-ingénierie, c’est parti ? », disponible en kisoque jusqu’au 07 avril et sur notre boutique.


Pour comprendre d’où elle parle, il faut lire cette auto­biographie relatant une existence d’une rare…

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Youness Bousenna
À propos de l’auteur·ice
Youness Bousenna
Journaliste. Son travail apparait notamment dans Telerama, Socialter, Le Monde, Limite. Il est également l’auteur de Albert Camus, l’éternité est ici (Première partie, 2019).Retrouver tous ses articles.

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