L’usine marémotrice du Mont-Saint-Michel
La France des « Trente Glorieuses » a besoin d’énergie. Elle a aussi un faible pour les grands projets d’ingénierie, audacieux et spectaculaires. L’usine marémotrice de la baie du Mont-Saint-Michel aurait été de ceux-là. Imaginez une digue géante de 40 kilomètres allant de Cancale à Granville, équipée de 800 turbines capables de couvrir les deux tiers de la consommation électrique du pays. C’est le fantasme d’une nature harnachée et transformée pour satisfaire les besoins du productivisme.
Porté par Albert Caquot, ingénieur mondialement reconnu dans le domaine du béton armé, le projet n’est pas totalement chimérique à l’époque : une usine similaire voit le jour sur la Rance en 1966. De 1958 à 1976, les études se multiplient mais les coûts, les impacts environnementaux et les enjeux patrimoniaux autour du site ont finalement raison du projet.
Article issu de notre hors-série « De la lutte à la victoire », en kiosque, librairie et sur notre boutique.










Cet article est réservé aux abonné·es. Déjà abonné·e ? Connectez-vous.
Envie de lire la suite ? Pour profiter de l’ensemble de nos articles, abonnez-vous.
L’abonnement vous donne accès à l’intégralité de nos articles.