Décoloniser l’écologie, c’est à la fois relier les histoires coloniales et environnementales, penser « l’habiter colonial » qui a grandement contribué au développement de l’extractivisme, ou encore défaire l’idée que les premiers penseurs de l’écologie étaient des hommes blancs, à l’instar de Jean-Jacques Rousseau, Henry David Thoreau, John Muir, ou Pierre Poivre.
À travers des contributions de Malcom Ferdinand, Catalina Toro Pérez, Kyle Whyte, Maya Mihindou, et d’autres, l’Observatoire Terre-Monde tente notamment de remettre dans le débat les récits écologiques antérieurs à la « modernité occidentale ». Pour cela, auteurs et autrices se penchent sur les différents rapports au vivant, à la terre et aux luttes de peuples autochtones. Ils dénoncent certains projets actuels, présentés comme solution à la crise environnementale, à l’instar de la fabrication de véhicules électriques, qui conduit à la dépossession de nombreuses terres autochtones.
Riche de points de vue divers, la revue Plurivers conserve un fil rouge : démontrer, comme l’écrit la sociologue britannique Gargi Bhattacharyya, que le capitalisme racial est « intimement lié aux processus qui précipitèrent la crise écologique ».
Revue Plurivers n° 1 Décoloniser le changement climatique, Observatoire Terre-Monde Éditions du commun → février 2024 – 250 pages – 15 €






