Sucré, salé, en petit ou grand format, de 5,70 euros à 9,70 euros, le pop-corn s’exhibe derrière des portes vitrées dans le vaste hall d’entrée. Bonbons, chips et sodas sont alignés à côté de ce premier « Pop Corner » ; les étourdis auront bien d’autres occasions de se ravitailler. En face, une borne délivre les précieux billets d’entrée. Tarif plein : 18,50 euros, à régler après avoir choisi sa place sur l’écran. La salle 8 du Pathé Parnasse en compte à peine cent cinquante. G12 ? Quelle que soit la combinaison, les spectateurs pourront terminer couchés, coulés dans leur fauteuil molletonné. Deux mètres séparent chaque rangée. Un espace invitant à prendre ses aises, étendre ses jambes, incliner son dossier. Les quatre boutons sur la droite sont autant d’invitations à ajuster sa position.
Article issu de notre hors-série « Manuel d’autodéfense intellectuelle » avec François Bégaudeau, en kiosque, librairie et sur notre boutique.

Parfait pour la sieste dominicale, si d’Artagnan ne venait troubler cette somnolence avec le combat inaugural des Trois Mousquetaires. Une énième adaptation du classique de Dumas et une superproduction en deux parties, chiffrée à 72 millions d’euros et cofinancée par Pathé. C’est parti pour une plongée de deux heures dans le Jérôme Seydoux-verse !
Jérôme Seydoux, c’est « un homme dont la voix “porte” », « un homme qui “compte” dans le cinéma français et européen ». Les mots sont du sénateur centriste du Val-de-Marne Laurent Lafon et datent du 15 mars dernier, jour de l’audition du coprésident de Pathé devant la commission de la culture. Oui, Jérôme Seydoux Fornier de Clausonne, 88 ans, a de quoi « compter ». L’été dernier, le magazine Challenges le classait 79e plus grosse fortune hexagonale, avec 1,4 milliard d’euros, contre 420 petits millions en 2009. Un magot qui lui a valu quelques menus tracas, comme l’ouverture d’une enquête par le Parquet national financier en 2019 pour « fraude fiscale aggravée », « blanchiment aggravé » de fraude fiscale et « association de malfaiteurs ». Car selon le magazine Capital, Jérôme Seydoux est soupçonné d’avoir été « bénéficiaire de trusts au Canada non déclarés en France ».








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