Novlangue et boniments

Écrit par Philippe Vion-Dury. Publié le . Modifié le .

« Le capitalisme dit à peu près ce qu’il fait mais en des termes choisis, feutrés, rassurants, accueillants », nous dit François Bégaudeau. S’il se dissimule, ce n’est qu’à moitié, et il ne faut pas tant « démasquer » la langue du capitalisme que la « passer au crible sec de la précision ». C’est ce à quoi l’auteur d’Histoire de ta bêtise et Notre joie s’attache dans ce livre qui compte 42 entrées. Un travail de dissection plein d’acuité qui n’épargne aucun cliché langagier, mais s’attaque aussi volontiers aux « contre-­clichés » des opposants, comme la convocation devenue presque automatique du concept de « novlangue ». Pas d’introduction, mais ordre d’apparition à respecter de préférence – selon les vœux de François Bégaudeau.

Boniments, François Bégaudeau, Éditions Amsterdam, janvier 2023, 216 pages, 13 €.

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Philippe Vion-Dury
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