Pourquoi les Français n’ont pas confiance en l’intelligence artificielle

Écrit par Benjamin Jarrossay. Publié le . Modifié le .

Smartphones, robots… L’intelligence artificielle est toujours plus présente dans notre quotidien. Les Français rêvent-ils pour autant de moutons électriques ? Ils ne sont en tout cas pas prêts à lui faire totalement confiance dans les services du quotidien, si l’on en croit l’étude d’OpinonWay réalisée pour VMware. Santé, banque ou automobile, les personnes interrogées par l’institut sont réticentes à l’IA.

Quelques chiffres: 51% ne souhaitent pas se fier à un diagnostic médical sans intervention humaine. A peine 30% font confiance à une IA pour gérer des informations financières. Idem pour conduire une voiture pleinement autonome.

Près de six Français sur dix (59%) doutent de la fiabilité des décisions de l’ordinateur à bord, surtout en cas de pluie ou de brouillard épais qui affecterait le fonctionnement des capteurs puis du logiciel. Autre appréhension partagée par 40% des personnes interrogées: la possibilité de piratage du système informatique et d’une perte de contrôle du véhicule.

Besoin d’un contact humain


La sécurité est un enjeu important de l’intelligence artificielle, pas seulement dans l’automobile mais aussi concernant la protection des données personnelles. Deux tiers des sondés (66%) craignent que l’automatisation des services nuisent à la sécurité de leurs informations personnelles.

Au-delà du problème de la confiance en l’IA, le rapport humain est également largement évoqué, notamment dans le domaine de la santé. Plus de 20% des personnes interrogées estiment qu’il est plus difficile de partager des informations personnelles avec un robot plutôt qu’un humain. Elles craignent aussi une imprécision des diagnostics médicaux, préférant se tourner vers un médecin en chair et en os.

Même constat dans le domaine bancaire. Les Français ressentent ce besoin d’interagir physiquement. Près d’une personne sur deux (49%) estime que l’expérience client se dégraderait sans contact humain. Pourtant, 38% estiment que les délais d’attente seraient réduits. Les Français ont-ils envie de sacrifier l’épaisseur du contact humain au profit ‘un léger gain de temps dans la file d’attente de la banque?

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